Volume 77
Arlette Nourly
Entre souvenirs et projets
CD audio
57 minutes
Arlette Nourly
entretien animé par
Stéphane Hoarau
Bruno Testa

Crédit photo : Hervé Durand
Enfin une soirée avec Arlette Nourly ! Il était grand temps, tant cette militante culturelle a si souvent pris une part très active à des soirées Couleur Saphir ou` elle a mis sa voix au service de Boris Gamaleya, Jean-Henri Azéma ou Alain Lorraine, pour ne citer qu'eux.
Et en ce 29 avril 2009, dans les locaux de l'ARCC à Paris, c'est elle qui s'est retrouvée sous les projecteurs, se livrant comme elle ne l'avait sans doute encore jamais fait. Ce soir-là, elle s'est exprimée en toute confiance, dans un dialogue à trois voix offert en compagnie de Bruno Testa et Stéphane Hoareau.
Place à une parole livrée en toute liberté, entre confidences et souvenirs d'enfance, premiers pas dans le milieu créatif parisien et trajectoire artistique désormais assumée entre la terre natale et la capitale.
Ici pas question de catégorie dans lequel s'enferme le talent, car cette artiste réunionnaise jongle avec aisance entre diverses formes d'expression. Comédienne, auteur de chansons et chanteuse de maloya, blues et jazz, poète, écrivain, etc : oui, impossible de limiter sa voix à une seule voie.
Et si elle a traduit Le Petit Prince en créole réunionnais, nul doute qu'elle va continuer encore et encore à forger de nouvelles passerelles entre les langues et les cultures, au gré de ses envies. En témoigne l'expérience à laquelle elle a donné vie durant près d'un mois à Paris, et dont elle a parlé à l'ARCC en y venant avec une double casquette : directrice du Théa^tre de l'Antre 2 R et comédienne pour interpréter "Le Cadavre du Blanc", texte étrange et attachant signé Bruno Testa et mis en valeur au Théa^tre des Déchargeurs à Paris du 5 au 31 mai 2009.
Ce soir d'avril, gra^ce à Arlette Nourly, on a senti battre le coeur de l'i^le de la Réunion d'une manière très intense. Ici pas de faux-fuyants ni de langue de bois. Magicienne des mots, Arlette l'est assurément. Des mots auxquels elle donne vie avec une passion communicative. Comme une envie de vous prendre par la main pour vous entrainer sur ses chemins de traverse. C'est-à-dire loin d'une culture formatée, près d'un peuple réunionnais dont elle exprime l'authenticité à fleur de peau. Sans en rajouter, mais en se montrant telle qu'elle est. A la fois spontanée et réfléchie. Et surtout sans oeillères. Comme si le besoin d'affirmer ses origines réunionnaises se conjuguait avec l'envie de découvrir d'autres manières de crééer, de s'affirmer, de vivre.
Plan du CD audio
Piste 1 : Présentation de l'artiste et de la soirée
Piste 2 : Enfance et contexte familial
Piste 3 : Jeunesses communiste et militantisme
Piste 4 : Rigueur et principes
Piste 5 : Une famille très ancrée dans la tradition et la pratique musicale
Piste 6 : Les sources d'inspiration
Piste 7 : Interprétation sur séga "Dan fon la rivière"
Piste 8 : Le métier d'artiste
Piste 9 : La transition par l'Education Nationale
Piste 10 : Les artistes qui ont compté dans son évolution artistique
Piste 11 : Interprétation d'un texte de Boris Gamaléya
Piste 12 : l'aventure parisienne entre formation et création
Piste 13 : Ti Boulout, le rève de départ et d'aventures
Piste 14 : La création de la troupe Antre 2 R
Piste 15 : Le choix du texte "Le cadavre du blanc"
Piste 16 : La fausse monnaie du sentiment
Piste 17 : Les choix artistiques
Piste 18 : Les ateliers
Piste 19 : Les projets artistiques
Piste 20 : Réalité critique et politiques culturelles
Piste 21 : Interprétation d'un texte d'Alain Lorraine
Engeristrement réalisé à l'occasion de la rencontre "Couleur Saphir" N° 127 le 29 avril 2009 à Paris.
(C) Association Réunionnaise Communication et Culture
Publication : Mai 2009