Volume 49
Le notariat et les notaires de Bourbon
(1668 - 1849)
CD audio
31 minutes
Albert Jauze
Enregistrement réalisé à Saint-Denis en juillet 2007

Présentée en 2004 à l'Université de La Réunion la thèse d'Albert Jauze étudie l'institution notariale et les notaires à l'île Bourbon/La Réunion depuis 1668, date du premier acte jamais rédigé dans la colonie et ce jusqu'en 1849, année qui en consacre l'évolution avec l'extension à La Réunion d'une loi permettant aux officiers ministériels de présenter leurs successeurs à l'agrément du chef de l'Etat.
Un premier volet s'attache à l'évolution institutionnelle elle même en envisageant les différentes
phases de l'histoire insulaire : inconstance et difficultés sous la Compagnie des Indes, affermissement pendant l'administration royale, remous et progrès lors des périodes révolutionnaire et consulaire, maturité lors de la Restauration.Une corporation hétéroclite et conservatrice se forme alors, très attachée au maintien de ses intérêts .
Un deuxième volet appréhende les notaires dans leurs rapports avec leurs métiers et leur société. Leurs métiers, dès lors que ces hommes ont exercé concomitamment plusieurs professions, celle de greffier notamment jusqu'à la Révolution, n'hésitant pas à changer de profession et en exercant souvent d'autres emplois dans la judicature. Les durées des instrumentations sont très variables.
Sont également traitées les questions de la transmission des minutiers et celle des connaissances nécessaires à la pratique de " l'ars notaria ", dont la maîtrise varie beaucoup selon les époques et les individus. Les délicates questions de moralité et de conduite sont abordées autant que l'examen des sources permettent de le voir, dressant alors un tableau contrasté du corps notarial révélant l'existence d'un certain nombre d'exactions.
Un troisième volet permet d'évaluer au mieux les niveaux de richesse, les caractéristiques familiales , démographiques et sociales du corps des notaires. Sans poncifs aucun, on note une stratification des fortunes très ouverte, pour les notaires de l'Ancien Régime comme pour ceux du XIX siècle.Progressivement les revenus notariaux ont constitué une part conséquente des avoirs, l'étude ellemême devenant alors un objet vénal. La grande majorité des notaires, qu'elle soit européenne ou d'ascendance européenne, s'établit définitivement dans l'île où ils contractent mariage avec des créoles d'où l'apparition d'une endogamie certaine.
Albert Jauze, né en 1958, Professeur d'histoire- géographie certifié dans le Secondaire, et Chargé de cours d'histoire moderne à l'Université de La Réunion est titulaire d'un doctorat d'histoire. Auteur d'articles parus dans la Revue Historique de l'océan Indien, la Revue francaise d'histoire d'outre-mer et le Bulletin de la Société d'Histoire de la Guadeloupe il est également rédacteur de publications pédagogiques au CRDP de La Réunion,chez Nathan et chez Hachette. Il a participé au Sénat aux Troisièmes journées d'études consacrées à Auguste Lacaussade (1815-1897) poète réunionnais .
Piste 1 : Introduction - 2 min
Piste 2 : Madame Samat : la création de l'Hospice Saint-Francois - 10 min
Piste 3 : Le premier héritage : L'Hospice Saint-Francois d'Assise - 9 min
Piste 4 : Le second héritage : L'Ho^pital d'enfants de l'Enfant Jésus - 16 min
Piste 5 : Conclusion - 4 min
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Publication : Septembre 2007